La comparaison avec le snooker s’arrête là, car si ce sport n’est pas une activité réservée pour toutes les bourses, Alex, lui, convie le monde entier à sa table, du fan de reggae au plus sérieux des soulman anglais.
Aux premières notes de So Fine, ou encore Once Upon A Time qui sont les tubes de l’album, une certaine ressemblance avec Scott Fisher se fait entendre. Même feeling, même ambiance feutrée et une aisance à faire swinguer les mots avec retenue.
Là où Walkin’on fait fort, c’est qu’il arrive à satisfaire les oreilles les plus tenaces, par un métissage des sons jazzy, folk et même reggae, savamment dosé. Si l’album rassemble autant de styles différents, il n’en reste pas moins cohérent dans son ensemble. Ainsi, pas l’ombre d’un rasta qui viendrait se lamenter sur un No woman no cry, et encore moins d’impro interminable piano/guitare/contrebasse que seul un accro à TSF Jazz pourrait apprécier. Les morceaux se contentent d’emprunter quelque touches par ci par là mais gardent en ligne de mire la voix de leur maître.
Une première partie d’album très accessible, puis une deuxième moitié un peu plus complexe, un peu plus « world music ». Alex y explore différents univers, que ce soit du reggae des ruelles enfumées de Kingston (Old town, Another Toy), à la folk de Cat Stevens (Give it a chance) et parfois même aux accents du moyen orient (Deep blue sea).
Belle réussite pour cet artiste cosmopolite qui, avec ce premier album, nous offre sans doute le plus beau cadeau de ce début d’année 2011.



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