Scale vise les sommets des charts avec son hop'n roll
Accueil > Le blog des Nouveaux Talents
Ce qui m’embêtait avec Scale au tout début, c’était ce mélange entre le rock et le hip hop. Allergique au mouvement wesh wesh gros et tout le bling bling des années 2000, j’écoutais avec retenue et tout me paraissait un peu trop forcé pour être vrai. Mais ça c’était avant, et comme pour les épinards, Scale il faut en bouffer avant d’apprécier. Dans mon cas j’ai dégusté !
Tout d’abord, le chant rapé, même s’il est là, n’a rien a voir avec celui de la pleureuse Booba ou autres tête de cul de la génération gangsta rap. Là, tout est beaucoup plus mélodique, groovy, et le chanteur ne semble pas se lamenter sans cesse sur la vie dans le ghetto et la difficulté à se procurer de la bonne weed.
5 titres dont l’éponyme rock Hey You (hahaha !) qui se trouve être la figure de proue du groupe. Mais c’est avec les autres morceaux qu’on touche à l’essence même du groupe.
Car avec Keep Rockin’, on change de registre. On se croirait revenu aux débuts du rap où des mecs pompaient sur les samples disco des ’70, et tout ça sent bon les coupes afro et les Cadillac pimpés de Xzibit.
Scale arrive à mélanger deux univers qui n’ont a priori rien en commun, le rock et le hip hop, en prenant le meilleurs de chacun… que ce soit avec des sons ou des samples propres à la culture hip hop et des solos et riffs des monstres sacré du rock. En témoigne Melody, le mélange parfait entre un phrasé rapé et une rythmique de bûcheron, où encore le rageux Get Down, tellement bon quand arrive le refrain.
Au final, après avoir écouté et réécouté l’album pendant des jours, le sourire fait place au rejet des débuts. Scale est un ovni dans le monde de la musique, inclassable mais terriblement riche et varié.


Réagissez : votre avis nous intéresse !
Lancez le débat ! Exprimez vos goûts ! Vos coups de gueule !