Le 04/02/2011 à 23:48, par

Nicolas


Sur l’autel du sacrifice, Otium et Sacrificed Generation

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A l’oreille d’un mec lambda, ça donne quoi un album métal pour quelqu’un qui ne connaît de l’enfer et du maléfice que le livre des ombres de la série Charmed ?

A la question, « que connais tu du métal ? », la première chose qui me vient en tête c’est une bande d’ado qui sèchent les cours de sport pour s’enfermer dans leur cave après avoir dévalisé la boîte à maquillage de leur mère, et qui jouent une sorte de musique sombre et rapide, accompagnant le croassement d’un chanteur qui aurait mangé un mauvais mexicain la veille… le tout exprimant un profond mal être, celui de n’avoir toujours pas pu pécho à l’âge charnière de 17ans (moyenne d’âge de la première relation sexuelle chez les jeunes français).

Avec Sacrificed Generation, Otium parvient en partie à me faire oublier mes préjugés sur ce merveilleux monde des ténèbres. Il aura dû tourner en boucle sur ma platine, mais aujourd’hui je l’affirme, l’EP que nous propose le groupe cache une grande richesse musicale.

On commence avec  Back to Evil et son couplet assez dance (un coté dansant qu’on retrouve également sur le couplet de Morning), et on avance avec Poison in Smoke qui remet les pendules à l’heure avec un riff typique de ce qui se fait en métal. Ce qui est étrange, c’est la dualité entre le chant de Guillaume et celui d’Aurélien, on assiste là à un échange entre un phrasé rapé et un phrasé chant guttural rappelant les meilleurs heures du nu-métal de la fin des ’90. Ce qui est encore plus flagrant à l’écoute de Stupid Summer où pour le coup, le chanteur ne cache pas son admiration pour Zack de la Rocha.

Je vous disais que Sacrificed Generation, après moult écoute, se révèle assez riche, et je ne pense pas m’être trompé. Les morceaux prennent parfois une tournure sobre et intimiste à l’image de Too Late qu'il serait intéressant d’écouter dans une version pourquoi pas unplugged, ou comme sur la fin surprenante de Dream ??? Reality !!! Mais la bête n’est jamais très loin et on en revient vite à la guerre des décibels. Refrains puissants et fédérateurs comme sur le flippant Around Me, ou petite escapade old school avec la guitare metallica-ienne ( ??) sur le pré-refrain de Story.

Alors je pourrais être pointilleux, et dire que cet album, aussi bon soit-il, manque d’une prod à sa hauteur, sachant faire ressortir la variété des styles des mecs d’Otium… mais je vais me contenter de dire que Sacrificed Generation est un très beau bébé, avec des fesses poilues et une bouteille de kro à la main certes, mais un très beau bébé quand même !

 
 

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