THC Tour, review d’une escale de Blackfeet Revolution à Amsterdam
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C’est le genre de petits plaisirs qu’on ne se refuse pas car on sait d’avance qu’ils feront partie des souvenirs indélébiles d’une vie, souvenirs qu’on partagera avec nos petits fils en mangeant des Wherter’s Original.
Alors à quoi bon qu’il faille cracher plein pot un billet Thalys pour une escapade de deux jours à peine, à Amsterdam ? Il s’agit là de réaliser un fantasme. Le fantasme. Qui n’a jamais rêvé de suivre un groupe de rock en pleine tournée dans la ville du péché ? Quartier rouge, coffee shop et Blackfeet Revolution, une autre idée du sex drugs & rock’n roll !
Blackfeet Revolution a fait cap direction la Hollande pour ses premiers concerts en dehors de notre territoire. Histoire de tâter le terrain, le duo Benoît Portolano / Fred Wissler Ricci est parti un jour plus tôt sans la bande au complet histoire de jammer avec Danakil dans un bar réputé de la ville, et faire connaissance avec quelques grands noms de la musique, comme Pascal Danaé, l’ancien guitariste de Kezia Jones, qui leur a d’ailleurs fait preuve d’une grande hospitalité en les accueillant dans sa demeure.
En ce qui me concerne je n’étais pas présent ce jour là, impossible pour moi alors de m’étaler sur cette soirée mais les retours étaient plus que positifs. Mon périple ne commence que le lendemain à 18h40. Amsterdam Central Station, Remy Solomon, le manageur du groupe vient me chercher accompagné de Swanny, la batteuse du groupe Junie Jungle fraîchement décédé. Rémy à la barbe de cinq jours et des cernes bien marqués. La mine du parfait manageur qui s’est résigné à oublier les nuits complètes, pour mieux organiser le succès de deux jeunes zicos au potentiel énorme. Alors le sommeil réparateur, ça attendra… et ce n’est sûrement pas avec le reste du groupe que le weekend sera de tout repos. A noter la présence de Sam le guitariste du groupe Dirty Jacket, Thomas du groupe Dharma Project, Greg dit Joly Bouille et pour le coté technique, Jérôme l’ingénieur son et lumière de Blackfeet, et Sy le backliner/régisseur retour du groupe. Ouf !
Hasard ou pas hasard, l’hôtel où nous logeons tous ensemble, est situé à deux minutes du quartier rouge. Faut dire que la taille réduite de la ville permet à n’importe quel habitant de tirer son coup en allant chercher la baguette, ni vu ni connu. Mais l’hôtel est également situé à deux minutes du Winston Kingdom, la salle de concert branchée d’Amsterdam. Un bar très bien garni en bouteilles, une scène surélevée et une ambiance décontractée où l’interdiction de fumer n’est pas de rigueur… on est bien loin de Paris ! Bien loin de la France également les Burger King avec qui le groupe souhaite engager des pour parler afin d’avoir, si ce n’est un partenariat exclusif, une réduction sur les Whoopers et les Big King… et puis les coffee shop, qui auront servi d’escale à la bande, avant d’entamer un set complètement stone. La magie à du opérer, le thc aussi puisque aucun ne s’est réellement plaint du rythme assez bizarre de l’entame du show. Intro, Song For The Kings, Sunset Shine ou encore Blackfeet Boy, si le groupe pataugeait un peu, la puissance sonore et le coté bestiale des morceaux n’offrait finalement pas d’autres choix que de bouger lascivement la tête d’avant en arrière et de contempler la bouche bêtement ouverte.
Après un gros quart d’heure de concert, le groupe et l’effet de l’Amnesia dans mon sang me donnait l’impression d’être dans un bateau ivre. Avec Feel It Burn, le rythme s’accélère, vient I’m Going Nowhere, Big Black Boots et la reprise du groupe Creedence Clearwater Revival « Born In The Bayou » où la, le bateau tangue sévère. On termine avec en rappel un Little Suzie qui casse la baraque. Le duo prenant un malin plaisir à varier les rythmes, à mettre des pauses, à accélérer puis à ralentir pour au final exploser. Un témoignage d’affection ou d’amour crade, quoi qu’il en soit ils ont réussit à fait chavirer le public présent au Kingdom Winston, preuve que la Hollande fait désormais partie des pays conquis à vitesse éclair. Preuve aussi que Blackfeet compte imposer une blietzkrieg au reste du monde. Il en résultera de ce concert un contrat pour revenir jouer quatre dates en septembre, dont une au Winston Kingdom pour les 16ans d’existence de la boîte.
La suite, je ne m’en rappel plus. Enfin par petits bouts. Le bar a sans doute fait un très bon chiffre d’affaire, tant la Jet Lag, la bière, la vodka et le whisky ont coulés. Une soirée qui se termine à 7h du matin à digérer des sortes de Croquettes, c'est-à-dire des bâtonnets de fromage ou de poulet vendus dans les Doner kebab, infecte. Une soirée à essayer de redescendre sur terre pour se rendre compte que la caisse principal ou se trouvait tous les instruments est désormais garé quelques part en Hollande, dans une fourrière, et que le concert prévu le jour même à Limoge est pour le coup compromit. Une nuit incomplète qui se poursuivra dans le train du retour, après là encore, avoir galérer pour trouver la direction de Schiphol Station quand presque tout est indiqué en néerlandais…
Amsterdam aura tenu sa réputation de ville fêtarde où il y fait bon s’amuser sans aucune modération. Ce fut le premier mais pas le dernier concert de Blackfeet Revolution en Hollande, alors ayant pu tester avant vous ce mini road trip de deux jours, je ne peux que vous conseiller de les suivre dans l’aventure !
Blackfeet Revolution chez "Chris & Vince"
*Photo de l'article Rémy Solomon




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